Le Procès de Jésus

14/01/2018

Pourquoi le Seigneur Jésus a-t-il été condamné à mort ?

1-) Pourquoi Jésus, dérangeait-il à ce point ?

Les pharisiens sont jaloux du succès du Seigneur auprès des foules, mais craignant celles-ci, il n'osent pas lui tenir tête. Les religieux se souciaient de l'approbation des hommes et nullement de celle de Dieu. Les Écritures décrivent comment les pouvoirs religieux de la ville de Jérusalem ont livré Jésus Christ au procurateur romain, Ponce Pilate (préfet de l'empereur Tibère en Judée), pour qu'il le condamne à mort.

Marc 3.6 : "Les pharisiens sortirent, et aussitôt ils se consultèrent avec les hérodiens sur les moyens de le faire périr." 

Le Seigneur n'a jamais rompu avec le judaïsme puisqu'il est le Fils de Dieu venant accomplir sa justice. Le Messie n'est donc pas venu abolir, mais accomplir la Loi. Positionnant ainsi l'accomplissement de la Loi (la nouvelle alliance) comme voie parfaite pour recevoir le salut en Jésus Christ.

Matthieu 5.17 : Jésus dit : "Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir."

Jésus Christ est la seule justification possible aux yeux de Dieu. Le Seigneur abroge les œuvres des hommes, les dogmes et les traditions religieuses (les taqqanots : qui sont définis dans le judaïsme comme des règles, des ordres ou institutions établis au cours du temps). Cela signifie principalement que personne ne peut se justifier par soi-même. La grâce est le don de Dieu par la foi en notre Seigneur Jésus-Christ.

Éphésisens 2.8 : "Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu." 

À l'origine du conflit, la forte opposition des grands-prêtres d'Israël, accuse principalement Jésus de vouloir détruire le temple et de se nommer Fils de Dieu, se faisant ainsi Dieu lui-même. Les religieux utilisent également de faux témoins pour appuyer leur accusation pour atteindre leur but : la condamnation et l'obtention de la mise à mort du Seigneur. Notons que dans l'ancienne alliance, des prophètes de Dieu ont également payé de leur vie pour avoir dérangé les institutions en place.

Jean 10.25 : "Jésus leur répondit: Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis."

2-) Jésus abandonné des siens.

C'est le soir, au jardin de Gethsémané, Jésus savait que son arrestation était proche. En découvrant le Seigneur au mont des oliviers, nous découvrons une facette de sa personnalité jamais dévoilée. Remplis de tristesse et d'angoisse le Seigneur dit à ses disciples : 

- "L'esprit est bien disposé, mais par nature l'homme est faible." 

Jésus ordonne à ses disciples un plein engagement de leur -part, montrant ainsi l'importance de la prière :

- "Mon âme est triste à en mourir, Restez ici, éveillés avec moi."

Un combat à genoux s'engagea :

Le Seigneur demanda à ses disciples de continuer à prier avec persévérance, pour qu'ils ne cèdent pas à la tentation.

Puis il s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierres. Sa nature humaine étant saisie par l'angoisse, il préféra prier son Père seul : 

- Jésus pria son Père : "Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! (de souffrance)". "Toutefois, que ta volonté soit faite, et non la mienne".

- Le Seigneur reprit ses disciples s'étant endormis : "Comment pouvez-vous dormir ?" 

- Jésus priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

- Jésus souffrit l'agonie pendant environ trois heures sachant que la coupe du jugement était proche. 

- Un ange venu du ciel lui apparut et lui donna de nouvelles forces.

- Il exhorte ses disciples à se lever, disant à Pierre : "Vous n'avez donc pas pu rester éveillés une seule heure avec moi ?"

- Jésus insiste une nouvelle fois : "Restez vigilants et priez pour ne pas céder à la tentation."

- Le Seigneur les quitta, s'éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.

3-) L'arrestation de Jésus.

Il était environ minuit lorsque Judas Iskarioth celui qui livra Jésus pour 30 pièces d'argent, arriva à la tête d'une garnison romaine et des émissaires du souverain sacrificateur. Cette foule sortant par la porte orientale, descendant la route de Cédron, avec leurs lanternes, leurs torches et leurs armes, étaient clairement visible et audible depuis le jardin où se trouvaient Jésus et ses disciples. Leur grand nombre démontrant l'importance de cette mission pour l'arrestation d'un homme qui n'avait fait qu'aimer. 

Matthieu 26.47 : "Comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple."

Judas désigna Jésus en l'embrassant. Alors tous les disciples l'abandonnèrent et prirent la fuite. Le baiser de Judas fut l'accomplissement de la prophétie de Jésus : « En vérité, je vous le dis : l'un de vous me trahira ». 

Jésus dit : 
-"C'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme".
- "Tous les jours, j'étais assis dans le temple pour enseigner, et vous n'êtes pas venus m'arrêter".
Pierre s'est alors interposé pour défendre son maître en coupant l'oreille de Malchus. Mais Jésus, dit : "laissez cela suffit !" Puis il toucha l'oreille de l'homme et le guérit.  
Quand ils approchèrent pour le saisir, par une force invisible, le Seigneur les fit tomber à terre, leur faisant comprendre qu'ils ne pouvaient le saisir contre son gré.

Jean 18.12 : "La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là...."

4-) La condamnation.

Dans la nuit, on amène Jésus dans le palais du Grand Prêtre. Comme on ne trouve aucune raison de l'accuser, certains dirent qu'il voulait détruire le temple.

Jean 18.19 : Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : "J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret."

Les pharisiens avaient toujours refusés ses enseignements, car ils ne leur apporté pas la gloire. Jésus ne se défend pas, le Grand Prêtre l'interrogea de nouveau et lui dit : "Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ?"

Jésus répondit : "Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel."

À ces mots, le grand-prêtre déchira ses vêtements en signe de consternation et s'écria : "Il vient de prononcer des paroles blasphématoires ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez vous-mêmes d'entendre le blasphème."
Les religieux le condamnèrent au nom de leur religion, dévoilant ainsi la cruauté de leurs cœurs.

Luc 23.02 : on l'emmena chez Pilate. On se mit alors à l'accuser : "Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l'impôt à l'empereur, et il dit qu'il est le Christ, le Roi."

Au moment de la condamnation de Jésus. Pierre, se trouvait dans la cour du palais. C'est alors qu'un des serviteurs du souverain sacrificateur, reconnaît Pierre : "Toi tu es de la bande de Jésus !" Trois fois on l'accuse et trois fois Pierre nia de nouveau. Et aussitôt, le coq chanta. Il se souvient alors des paroles de Jésus : "Avant que le coq ne chante, tu m'auras renié trois fois." Pierre sortit et pleura amèrement. 

L'assemblée tout entière se leva, et on emmena Jésus chez Pilate , qui sortit donc pour aller à eux, et il dit: "Quelle accusation portez-vous contre cet homme?..." Les pharisiens qui prétendaient ne pouvoir mettre à mort qui que soit s'arrangèrent pour que Pilate le face et lui dirent : "si Jésus n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré."

Pilate interrogea donc Jésus et lui dis: "Tu es donc roi ?" 

Jésus répondit : "Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix." Pilate ne trouva aucune condamnation contre Jésus.

Luc 23.14 : Il leur dit : "Vous m'avez amené cet homme en l'accusant d'introduire la subversion dans le peuple. Or, j'ai moi-même instruit l'affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l'accusez, je n'ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation."

Lors du jugement, traditionnellement au moment de la Pâque, le gouverneur romain avait l'habitude de libérer un prisonnier. C'était la foule qui choisissait le prisonnier. Un autre homme, appelé Barabbas était en prison parce qu’il avait commis un meurtre. Qui dois-je libérer demande Pilate au peuple ? : "Barabbas le meurtrier, ou Jésus le roi des Juifs ? Les chefs religieux et la foule vont choisir Barabbas le meurtrier. Pilate demanda à la foule que dois-je faire avec Jésus votre roi ? Ils se mirent tous à crier : "Crucifie-le ! Crucifie-le !" Pour se débarrasser de Jésus, le peuple qui pourtant ne supportais pas la domination Romaine, arriva même à citer leur soumission à César : "Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur".

Jean 19.1 : "Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges. Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau pourpre; puis, s'approchant de lui, ils disaient: Salut, roi des Juifs !"

Pilate ne trouvant rien contre lui et ne voulant pas de son sang sur les mains leurs dit : "Quel est son crime ? Qu'a-t-il fait de mal ? Mais les Juifs lui répondirent : "Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu, crucifie-le !"

Pilate ne pensait pas que Jésus devait être crucifié, mais il ne pouvait rien faire. Les religieux, obtiennent ainsi qu'il confirme la condamnation à mort de Jésus décidée par le Sanhédrin. Alors Pilate prit de l'eau et se lavant les mains devant tout le monde, dit : "Je suis innocent, je ne veut pas être responsable de la mort de cette homme."

Jean 19.12 : Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : "Si tu le relâches, tu n'es pas un ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur". 

Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » 

Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.

Conclusion : pendant le ministère de Jésus, les pharisiens étaient des adversaires implacables. Les religieux auraient préféré de Jésus qu'il leur amène la Gloire, car leurs ambitions étaient toujours charnelles.  Le Royaume de Jésus, n'est pas de ce monde et pourtant Dieu nous l'a offert en sacrifice alors qu'il était le Seigneur du Ciel étranger aux buts des hommes injustes ; jaloux et orgueilleux. Christ a prit volontairement notre condamnation avec une dignité indescriptible pour nous sauver. Notre Seigneur Jésus s'est rabaissé en tant qu'homme, Il a souffert et a prit pour nous, le salaire des péchés du monde : la mort. Aujourd’hui encore son œuvre transforme les vies, transforme ce monde.

Note historique : citation de Flavius Josèphe (de nombreux savants admettent son authenticité.) né en 37-100 ap J-C : formé à Jérusalem ; historien juif et général de l'armée juive déclara :

« Il y eut en ce temps Jésus, homme sage, s'il est permis de l'appeler un homme, car il fit des œuvres merveilleuses. C'était le Christ. Pilate, à la suggestion de nos principaux chefs, le condamna à la croix. Il apparut à nouveau vivant à ses disciples le troisième jour.»

Jean 18.32 : "C'était afin que s'accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu'il indiqua de quelle mort il devait mourir." Amen !