La Gourmandise

05/01/2018

Les désirs de la chair.

Philippiens 3.19 : "Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leurs ventres, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu'aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ."

Définition: en Hébreu « bâsâr », la « chair » au sens moral désigne la volonté et les pensées corrompues de l'homme naturel, de l'homme tel qu'il est devenu par le péché d'Adam. Au sens physique, il veut dire le corps, la partie matérielle de l'homme qui est l'élément du corps le plus limité dans ses ressources, le plus fragile et le plus périssable.

Galates 5.20 : "l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu."

Tous les excès sont contraires à la retenue, ils engourdissent les cœurs. Un exemple des plus frappants est le sur poids qui cause plus de décès que la maigreur. Aujourd'hui la planète compte 1.4 milliards de personnes en surcharge pondérales. L'obésité cause 2.8 millions de décès dans le monde chaque année soit 6.850 morts par jour ! C'est une vérité qui nous montre que le besoin naturel de l'homme peut-être vite dominer par des pensées exacerbées, c'est le "tout pour soi". Les envies charnelles nous font donc défauts, elles sont contraires à une vie saine et spirituelle. Le culte du confort et de la facilité, attire l'homme vers son propre plaisir. Son temple, c'est le supermarché d'une société ultra consommatrice et égoïste. Les appétits de la chair démesurés en tous genres sont contraires à la parole du Christ, ils assujettissent le corps ; l'âme et l'esprit.

Luc 21.34 : "Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste."

À travers tous les excès, les envies charnelles sont dangereuses, le corps veut commander notre vie. L'apôtre Paul disait : « je tiens mon corps assujetti ». Il faut donc le contrôler en restant dans la sobriété et des jeûnes réguliers. Paul, nous explique: « En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel ; ceux qui vivent selon l'esprit, ce qui est spirituel » (Romains 8.5). Les choses charnelles appartiennent à la terre aussi bien que l'ennemi et Satan. Si nous sommes né de nouveau, c'est une opposition forte aux pensées charnelles qui se traduit par une vie chrétienne qui ne se soucie plus des choses du monde. La Parole nous dit :    « Tout est permis mais tous n'est pas utile ». C'est donc un libre arbitre propre à chacun en adéquation avec les pensées du Saint Esprit. 

Apocalypse 3.16 : "Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche." 

Les choses du monde sont faites pour tenter et tenir les hommes. Les tièdes ont le cœur partagé, ils croient en Dieu et aiment le monde, le Seigneur n'est pas leur priorité. Ceux qui vivent dans les convoitises de la chair, appauvrissent leurs cœurs et détruisent leur retenue parce qu'ils n'ont pas choisi la crainte de l'Éternel. Ils n'hériteront point du Royaume de Dieu car : « le désir de la chair, c'est la mort, tandis que le désir de l'esprit, c'est la vie et la paix....» (Romains 8.6). À cause de sa nature pécheresse, l'homme perdu, se confie sans cesse dans les plaisirs de la chair. La gourmandise est donc un état moral dirigé par les impulsions de la chair pour combler un manque. Cela révèle une âme qui n'est pas en paix, c'est une charge. L'homme charnel est victime de son insatisfaction, il ne pourra jamais combler le vide dans son cœur.

Matthieu 4.4 : Jésus répondit, il est écrit : "L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu."

Paul, définit les chrétiens charnelles comme ne collaborant pas avec le Saint Esprit pour développer leur maturité spirituelle. Il s'adresse ici à des hommes non spirituels en qui cette nature charnelle prédomine. Il ne pouvait pas leur enseigner des choses profondes et devait se limiter à ce qu'il appelait "le lait". Demandons-nous d'abord si notre travail a d'abord en vue les choses d'en haut qui nourrissent notre âme et qui demeurent, ou celles d'ici-bas, destinées à périr.            Le Seigneur Jésus dit : « Sondez les Écritures » car c'est par elles que nous pourrons avancer dans la connaissance. C'est par le pain de vie, Jésus Christ que l'amour de Dieu grandit en nous : c'est reconnaître notre Créateur et vivre par ses enseignements.

Jean 6.35 : Jésus leur dit : "Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif."

Conclusion : la tendance humaine dans notre génération est épicurienne alors que nos âmes sont anorexiques. Si vous ne vous en souciez pas, c'est un suicide spirituel. Il nous faut donc se repentir pour inverser le processus. Lorsqu'on souhaite suivre Jésus, La Parole de Dieu nous nourrit dans la tempérance, elle apporte la joie dans nos cœurs, c'est une source d'eau vive qui ne tarit jamais. C'est un cœur sincère qui va vers la sobriété, qui reconnaît ses besoins auprès de Dieu. Mettez-vous en règle dans une relation personnelle avec Jésus-Christ. Notre foi, est le délice de notre âme, elle est infinie et pure lorsqu'elle reste fixée vers Le Seigneur.

Romains 13.11 : "Vous savez en quel temps nous sommes, c'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le Jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour, sans excès de table ni de boisson, sans luxure ni dérèglement, sans discorde ni jalousie. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous mettez pas en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises." Amen!